* Poetic texts in french only

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My name is « Y »

 

Moi Yggdrasil, chêne sacré de Thor.

 

Vénéré par les peuples germaniques des chattes, en Allemagne.

 

Mon nom signifiait littéralement « destrier du redoutable ». Le Redoutable désignant le dieu Odin.

 

Premier de tous les arbres, j’abritais la tête du dieu Mimir, détenteur des secrets de l’univers.

 

J’étais source de toute sagesse.

 

Pour symboliser la supériorité du christianisme sur les rites païens, le missionnaire Boniface

 

de Mayance me fit abattre.

C’était au IIIe siècle.

My name is « P »

 

Moi Pipal arbre sacré Bouddhiste

 

Sous mon feuillage Bouddha a atteint l’Éveil et la connaissance suprême

Et sous mes branches, Siddharta Goutama, le Nirvana

Moi arbre de la sagesse, j’hébergeais les dieux des hindouistes.

 

Jalouse de l’importance que le roi accordait à ma personne, mon original fut détruit trois fois.

 

C’était sous-ordre de Tissarakha, épouse d’Ashoka.

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My name is « C »

 

Moi Ceida, arbre sacré pour les Mayas.

 

Mes branches supportaient les 13 paradis situés dans le monde supérieur.

Mes racines, un moyen de communication entre le monde des vivants et l’au-delà.

My name is “C”

Ainsi parle Ovide:

 

« Jeune Cyparissus se jeta sur le sol, le deuil de tous les temps. Son corps fut transformé en un

arbre de Cyprès (...) Apollon proclamant : le cyprès devrait « présider à chaque rite funéraire ».


Par les Iraniens,

Les autochtones,

Les chrétiens,

 

Ainsi, je fus adopté.

 

Véracité, jeunesse, liberté, perfection, symboles connexes.

 

Ils parlent de moi,

Cyprès de Keshmar

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My name is « X »

Moi arbre Berbère.

 

De port et de taille exceptionnels, j’étais d’emblée défini comme « sacré » ou mrabet.

Sujets isolés, j’étais presque toujours mis en relation avec un saint dont j’annexais le nom.

 

Olivier, Acacia, Courbier, Éphédra...

 

Ma croissance ne pouvait être attribuée qu’à la force de la bénédiction divine.

L’appartenance au sacré une fois reconnue, devenait pour moi une sauvegarde.

My name is « M »

 

Moi arbre sacré Mahatsinjo de Madagascar.

Je suis un lieu de prière, de culte, de vœux.

 

D’étoffes rouges et blanches, mes troncs et mes branches sont ornés.

 

Ce sont les couleurs de la royauté Sakalova.

My name is « Q »

 

« Quebracho », par les colons espagnols, je fus baptisé.

Lors de l’abattage, j’ai « N » fois brisée leurs haches. Paraît-il.

 

À la recherche de propriétés spirituelles pour la méditation, la relaxation, l’harmonie dans les

 

moments intimes du couple, ils étaient.

Mais moi, dur, dur, dur.

« Quebracho », je fus baptisé.

 

My name is “B”

 

Moi, Baobab.

Arbre d’Afrique.

 

Arbre magique, arbre pharmacien, arbre à palabre, arbre de vie.

Archétype, schème éternel de l’âme humaine.

 

Images et symboles qui peuplent l’inconscient collectif et modèlent le flux de l’énergie psychique.

 

La graine qui donne naissance, la croissance, l’explosion florale, le dessèchement avant la phase de repos.

C’est l’image de la vie.

De notre vie.

 

Plus que d’un problème politique, le monde souffre d’un problème spirituel

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Ainsi, Raconte le Muntu


Sous le ciel bleu, nos ancêtres commencèrent à se multiplier.


La famille était alors dirigée par les femmes.


Ce fut une époque de communion avec la nature


Nos ancêtres habitaient Eden, dans un profond respect de l’équilibre écologique. C’était sous l’éclairage d’une race d’oiseaux.

Puis, vint un jour. La naissance du premier enfant, un roi que nos ancêtres n’avaient jamais connus.

 

Il remit en question les fondements de l’équilibre du monde et embarqua la première humanité dans son ambition démesurée, une folie technologique de débauche.


Et le fragile équilibre qui garantissait l’existence fut rompu.


C’est ainsi que disparurent les premiers hommes, à l’exception d’une femme : La mère des nations

Un jour, un jour
 

Pour une raison ridicule que la mémoire collective a choisi d’oublier, les autochtones furent assassinés et mangés par les hommes rouges.

La Mère des nations


La mère des nations prenait son bain à la rivière, dans les bois
 

Un monsieur, vaniteux, d’une odeur épouvantable.


Ce monsieur un jour, un jour, un jour il tenta de violer, la mère des nations.


Et dans un grand effroi, la mère des nations jeta un sortilège à ce monsieur. Un sortilège, un sortilège.


Pour dissimuler son effroi, elle resta calme et souriante.


Quand le monsieur voulut l’embrasser, elle protesta gentiment en lui disant :


« Mon beau seigneur, ta servante est encore si faible et fragile. Que son altesse accorde à sa servante un peu de répit et ainsi elle pourra mieux plaire à son seigneur ».

 

Puis la mère des nations trouva un moment de solitude pour s’enfuir. Elle alla se cacher dans les montagnes sous les chutes de Machuè Machuè.


Elle fut épousée par le roi Mabali.


Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Ils ont mangé la forêt de Mashuè Machuè
 

Naga, Bili, Bibinga, Oveng, akom
 

Espèces recherchées par les hommes rouges
 

Nous avons été repérés, puis marqués au sceau rouge
 

Condamnés, nous étions

Mais, nous avons disparu, sous la puissance de Mabali, roi de Machuè Machuè

N’est-ce pas Mabali ?
 

Silence, silence, silence

C’est ainsi que commencèrent à disparaître les fils de la mère des nations